Journée mondiale contre le Sida : les chiffres du VIH en France en 2017

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Organ­isée dans de nom­breux pays par l’Organisation mon­di­ale de la san­té (OMS) depuis 1988, la Journée mon­di­ale de lutte con­tre le sida qui avait lieu ce 1er décem­bre 2017 vise à informer et à sen­si­bilis­er le grand pub­lic quant aux moyens préven­tifs, au traite­ment et à la prise en charge du virus d’im­mun­odé­fi­cience humaine (VIH) / sida.

Une épidémie qui reste active en France, en particulier dans certains groupes à risque

En France en 2016, 6 000 per­son­nes ont décou­vert leur séropos­i­tiv­ité en France. Dans plus d’un quart des cas, l’infection a été dépistée à un stade avancé.

Cer­taines caté­gories de per­son­nes sont plus à risque d’être exposées et infec­tées par le VIH, soit car elles sont orig­i­naires d’une région à pré­va­lence élevée, soit en rai­son de pra­tiques à risque d’infection.

Les per­son­nes les plus exposées sont les homo­sex­uels mas­culins (44 % des nou­velles con­t­a­m­i­na­tions), les migrants (39 %) prin­ci­pale­ment issus d’Afrique sahari­enne. 15 % ont con­cerné des hommes ou femmes hétéro­sex­uels nés en France (dont  37 % de patients de plus de 50 ans) et enfin, 1 % des usagers de drogues injecta­bles.

Intensifier le dépistage, enjeu de la lutte contre le sida en France

L’OMS s’est fixée en matière de lutte con­tre le Sida des objec­tifs ambitieux : le dépistage de 90 % des per­son­nes séropos­i­tives, le traite­ment de 90 % des patients dépistés et la sup­pres­sion de façon durable de la charge virale de 90 % des sujets traités d’i­ci 2020.

En France, les deux derniers objec­tifs sont atteints. Con­cer­nant le dépistage, des efforts restent à réalis­er : on estime en effet que seuls 84 % des séroposi­tifs con­nais­sent leurs statut sérologique. Or, si l’on arrivait à pro­pos­er un traite­ment à tous les por­teurs du VIH en France, on pour­rait théorique­ment stop­per l’épidémie. Le prob­lème est que sub­siste une sorte d’épidémie « cachée » pour 25 000 séroposi­tifs igno­rant qu’ils sont infec­tés, selon une mod­éli­sa­tion de l’In­serm.

Par ailleurs, plus le traite­ment est ini­tié tôt, plus l’espérance de vie se rap­proche de celle de la pop­u­la­tion générale. En effet, il a été mon­tré que la survie des per­son­nes infec­tés par le VIH et sous traite­ment antirétro­vi­ral depuis plus de trois ans est com­pa­ra­ble à celle de la pop­u­la­tion générale.

Une offre de dépistage différente et complémentaire

San­té publique France (SPF) rap­pelle  la diver­sité des modes de dépistage exis­tants :

  • au sein d’un lab­o­ra­toire de biolo­gie médi­cale,
  • dans un cen­tre de dépistage anonyme et gra­tu­it ou auprès d’une asso­ci­a­tion (TROD)
  • ou chez soi grâce aux autotests ven­dus en phar­ma­cie (ou en ligne).

5,4 mil­lions de sérolo­gies VIH ont été réal­isées en France en 2016 par des lab­o­ra­toires de biolo­gie médi­cale, dont 300.000 anonymement. Ces tests ont con­duit à la décou­verte d’en­v­i­ron 6.000 nou­velles con­t­a­m­i­na­tions (soit env­i­ron 1 pour 1000). Un chiffre con­stant depuis 10 ans.

Dans les asso­ci­a­tions, de gros espoirs ont été fondés sur le développe­ment des TROD. Sim­ples d’utilisation, ils per­me­t­tent d’obtenir un résul­tat rapi­de avec une goutte de sang au bout du doigt. Ce dépistage est « com­mu­nau­taire » : cela veut dire que ces TROD sont pro­posés par des asso­ci­a­tions qui sont en con­tact avec un pub­lic a pri­ori plus à « risque ». C’est donc un out­il intéres­sant, car le taux de pos­i­tivé des tests est élevé, de l’or­dre de 8.7 pour 1000 mais encore peu dévelop­pé.

Depuis 2015, il est égale­ment pos­si­ble d’acheter en phar­ma­cie, sans ordon­nance, un auto-test rapi­de. Leur prix, aux alen­tours de 25 € non rem­boursés, n’est il est vrai pas à la portée de tout le monde. En 2017, ce secteur affichait  néan­moins une crois­sance de 7% ver­sus 2016.

Comment se faire dépister dans un laboratoire de biologie médicale ?

Au lab­o­ra­toire Bioex­cel, nous vous accueil­lons sur cha­cun de nos sites, pour vous con­seiller et vous pro­pos­er un dépistage du HIV et/ou des infec­tions sex­uelle­ment trans­mis­si­bles (HIV, hépatites virales, Chlamy­dia, Syphilis,…) avec ou sans pre­scrip­tion, anonymement ou non, en toute dis­cré­tion. Le résul­tat du dépistage HIV, générale­ment prêt en fin de journée, sera mis à votre dis­po­si­tion au lab­o­ra­toire.

Un biol­o­giste médi­cal, médecin ou phar­ma­cien, pour­ra vous recevoir pour répon­dre à vos éventuelles ques­tions si vous le souhaitez.

A cette occa­sion, le lab­o­ra­toire Bioex­cel a été retenu avec 600 autres lab­o­ra­toires en France pour par­ticiper à une cam­pagne d’in­for­ma­tion grand pub­lic sur les Infec­tions Sex­uelle­ment Trans­mis­si­bles via son parte­naire, le lab­o­ra­toire ROCHE. Retrou­vez cette cam­pagne sur nos sites de prélève­ment dès le 5 décem­bre 2017 ou en ligne sur le site de notre parte­naire.

 

Chiffres clés du SIDA

(source : Onusi­da, pro­gramme de coor­di­na­tion de l’ONU con­tre le sida)

Nouvelles infections

17 SECONDES. Une nou­velle con­t­a­m­i­na­tion toutes les 17 sec­on­des dans le monde, soit près de 5000 nou­velles infec­tions par jour. En 2016, env­i­ron 1,8 mil­lion de per­son­nes ont ain­si été infec­tées par le virus du sida dans le monde. Dans le monde, 36,7 mil­lions de per­son­nes vivent avec le VIH en 2016, dont env­i­ron 5,7 % d’enfants.

DIVISEES PAR 2. Les nou­velles infec­tions d’enfants ont bais­sé de près de moitié depuis 2010, pas­sant de 300 000 à 160 000 en 2016. Cette nette baisse découle des cam­pagnes de dépistage chez les femmes enceintes en et la prise de traite­ments antirétro­vi­raux empêchant la trans­mis­sion de la mère à l’enfant. Chez les adultes, les nou­velles infec­tions ont dimin­ué de 11 %, pas­sant de 1,9 à 1,7 mil­lions entre 2010 et 2016.

2/3 DES INFECTIONS. Deux infec­tions sur trois ont lieu en Afrique. Chez les adultes, le rythme des nou­velles con­t­a­m­i­na­tions sur la planète n’a que faible­ment dimin­ué ces dernières années : de 1,9 mil­lion en 2010 à 1,7 mil­lion en 2016.

Malades traités

20,9 MILLIONS. Aujour­d’hui, 20,9 mil­lions de per­son­nes ont accès à des traite­ments antirétro­vi­raux qui, lorsqu’ils sont pris régulière­ment, empêchent très effi­cace­ment la mal­adie de s’ex­primer et réduit très forte­ment les risques de con­t­a­m­i­na­tion. C’est pra­tique­ment trois fois plus qu’en 2010.

Décès dus au SIDA

- 50 %. Les décès liés au sida dans le monde ont dimin­ué de près de 50% depuis le pic en 2005 (1,9 mil­lion de morts), pour attein­dre 1 mil­lion en 2016.

35 MILLIONS. L’Onusida estime à 35 mil­lions le nom­bre de morts à cause du VIH depuis le début de l’épidémie en 1981.

Pour en savoir plus :